
Un projet agrivoltaïque d’avenir, co-construit avec les collectivités et les agriculteurs.
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Chers habitants du Châtillonnais,
Nous sommes agriculteurs. Certains d'entre nous élèvent des vaches, d'autres cultivent des céréales. Nous n'avons pas tous les mêmes exploitations, mais nous partageons la même terre et les mêmes préoccupations.
Depuis quelques années, notre métier change. Nous le voyons dans les champs, dans les prairies, sur nos comptes aussi. Les épisodes de sécheresse se répètent, les coups de chaleur sont plus fréquents, les orages plus violents. Produire devient parfois plus compliqué, plus incertain.
Alors nous avons cherché des solutions. Pas des solutions miracles, mais des solutions qui puissent nous aider à continuer à faire notre métier et demain, transmettre nos exploitations à de jeunes agriculteurs qui continuerons après nous, notre travail.
C'est dans cet esprit qu'est né notre projet agrivoltaïque.
Pour nous, il ne s'agit pas de remplacer l'agriculture par des panneaux solaires. Au contraire. L'idée est de maintenir l'activité agricole tout en apportant une protection supplémentaire face à certaines conditions climatiques. Offrir de l'ombre aux animaux lors des fortes chaleurs, limiter certains effets des épisodes extrêmes, diversifier les revenus des exploitations pour les rendre plus solides.
Nous savons que ce type de projet suscite des questions. C'est normal. Nous nous les sommes posées nous-mêmes avant de nous engager.
C'est pourquoi nous souhaitons en parler simplement, montrer ce qui est prévu, expliquer nos choix et partager notre vision de l'agriculture sur ce territoire.
Derrière ce projet, il n'y a pas un slogan ou une mode, mais des femmes et des hommes qui vivent ici, travaillent ici et souhaitent continuer à le faire longtemps.
Nous croyons qu'il est possible de produire de l'énergie sans tourner le dos à l'agriculture. Nous croyons aussi qu'un territoire rural a le droit d'inventer ses propres réponses aux défis qui se présentent à lui.
Cette histoire ne fait que commencer.
Nous vous invitons à la découvrir.
L’agrivoltaïsme consiste à combiner sur une même parcelle une activité agricole et la production d’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques. La loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (dite APER) définit l’installation agrivoltaïque comme une installation de production d'électricité utilisant l'énergie du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole.Une installation agrivoltaïque contribue durablement à l'installation, au maintien ou au développement de la production agricole.
L’activité agricole est dite « principale », l’activité de production d’énergie étant « secondaire ».
L’agrivoltaïsme repose donc sur la production d’une énergie solaire, peu chère, illimitée, souveraine et décarbonée. Cette électricité produite localement est indispensable pour l'attractivité et la vie quotidienne du territoire mais également pour notre souveraineté, la compétitivité de nos entreprises, la lutte contre le dérèglement climatique et la transition agroclimatique de nos agriculteurs.
Pour être considérée comme agrivoltaïque, il faut que l'installation apporte directement à la parcelle agricole au moins l'un des quatre services suivants :
1/ Amélioration du potentiel et de l'impact agronomiques ;
2/ Adaptation au changement climatique ;
3/ Protection contre les aléas climatiques ;
4/ Amélioration du bien-être animal.
Ne peut pas être considérée comme agrivoltaïque une installation qui porte une atteinte substantielle à l'un de ces services ou une atteinte limitée à deux de ces services.


Pourquoi ce projet ? Quels bénéfices ? Les grandes étapes ?
Nous répondons à vos questions.
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Le Châtillonnais-Montbardois, territoire à la fois rural et dynamique, où L'activité agricole a façonné ses paysages et alimenté son économie.
Historiquement dédiés à la polyculture-élevage, ces plateaux sont caractérisés par des sols calcaires, peu profonds et sensibles à la sécheresse, rendant les terres plus vulnérables aux aléas climatiques.
Aujourd’hui, les agriculteurs font face à des défis majeurs : étés plus chauds, pluies imprévisibles, coûts en hausse, rendement en baisse.
Acteur majeur de la filière agricole en Côte-d’Or, la coopérative Dijon Céréales est elle aussi confrontée à une baisse de la collecte de grains et cherche des solutions pour pérenniser les exploitations et adapter son activité aux enjeux de demain.
Derrière cette situation se pose une question : Quelle agriculture durable imaginer aujourd'hui pour transmettre un territoire viable, vivable aux générations futures ?
C’est dans ce contexte que l’agrivoltaïsme émerge comme une solution innovante : allier production agricole et énergie renouvelable pour protéger les sols, diversifier les revenus et contribuer à la transition énergétique, tout en respectant l’identité du territoire.
Aujourd’hui, les agriculteurs font face à des défis majeurs : étés pluschauds, pluies imprévisibles, coûts en hausse.
Comment cultiver durablement tout en préservant les sols pour les générations futures ?
En valorisant des parcelles agricoles difficiles tout en maintenant leur usage agricole, l'agrivoltaïsme jouera un rôle d'amortisseur face aux aléas climatiques.
On pense souvent que la France est souveraine énergétiquement grâce au nucléaire. Or, nos besoins énergétiques reposent en majorité sur des énergies fossiles (62 %), importées de l'étranger, dans un contexte géopolitique de plus en plus instable.
Cette énergie solaire locale, non délocalisable et recyclable à plus de 95 %, participera à la transition énergétique avec des tarifs de production d’énergie parmi les moins chers du marché, contribuant ainsi à la baisse globale du prix de l’électricité.
Le photovoltaïque est un moyen de lutter contre le dérèglement climatique qui contribue à la perte de biodiversité.
Chaque projet fait l’objet d’une étude d’impact environnementale qui comprend, entre autres, des volets sur le milieu naturel, le patrimoine et le paysager, permettant d'intégrer ces enjeux dans la conception de chaque projet.
En générant des recettes fiscales pour les communes et intercommunalités, l’installation d’un parc agrivoltaïque apporte des avantages économiques concrets qui peuvent être réinvesties dans des infrastructure et services locaux.
Pour en savoir plus : Livre Blanc, création de valeur - France agricole
L’agrivoltaïsme est un véritable amortisseur agroclimatique pour les agriculteurs. Il apporte des bénéfices agronomiques concrets pour faire face aux dérèglements climatiques :
L’agrivoltaïsme repose sur un ombrage partiel suivant la course du soleil, piloté intelligemment pour s’adapter à l'utilisation de la parcelle, à la hauteur des culture, à la présence des animaux, aux interventions de l'agriculteur. Il est :
Le pilotage des panneaux photovoltaïques est prévu en amont avec les exploitants en fonction de leur besoin. Les panneaux ajustent ainsi en temps réel leur position pour moduler l’ensoleillement, protéger les cultures et optimiser les conditions de croissance, tout en produisant de l’électricité.
L'agrivoltaïsme constitue un levier de sécurisation économique pour les exploitations agricoles. En apportant un revenu complémentaire stable, il permet d'amortir une partie des aléas climatiques et économiques, et d’assurer une meilleure visibilité financière aux exploitants .
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17 exploitations agricoles ont fait le choix de l’innovation agrivoltaïque.
Répartis sur plusieurs sites, ces projets génèrent des retombées fiscales pour 9 communes et 2 communautés de communes.
Après de premières discussions entre TSE et la coopérative Dijon céréales et le partage des difficultés constatées sur le territoire, organisation d'une réunion d'information avec les agriculteurs du territoire en juin 2022.
Organisation de réunions d’information avec les élus, les acteurs du territoire pour présenter le projet.
Les échanges avec les parties prenantes se poursuivent tout au long des phases suivantes.
Et signature de promesses de bail avec les exploitants. Avec ce modèle, les agriculteurs conservent le plein usage du sol et le bénéfice de leur bail rural sur celui-ci.
Chaque projet fait l’objet d’une étude d’impact environnementale qui comprend, entre autres, des volets sur le milieu naturel, le patrimoine et le paysager. Cette étude est rendue publique lors du dépôt de l’instruction du permis de construire et est mise à disposition lors de l’enquête publique obligatoire.
Livraison par les bureaux d'études spécialisées des résultats d'études environnementales et agricoles au printemps 2027.
Un permis de construire pour un projet agrivoltaïque suit un enchaînement d’étapes bien définies.
Le dossier complet est déposé en mairie, puis instruit par les services de l’État. Durant cette instruction, différentes consultations ont lieu : avis de la CDPENAF, enquête publique et autres instances compétentes. L’autorité administrative rend alors sa décision d’accord ou de refus.
En cas d’accord, le permis est affiché et un délai de recours démarre. Une fois ces étapes franchies, les travaux peuvent commencer.
Objectif : des obtentions fin 2028 - début 2029
Des équipes d’ingénieurs sont dédiées à l’organisation, la coordination et le pilotage des chantiers de construction.
Pour l’ensemble de ces projets, Les travaux sont réalisés par des prestataires spécialisés certifiées dans la conception et la mise en œuvre d’installations énergétiques.
Des mesures sont prises pour limiter au maximum notre impact pendant la phase chantier.
Des engins de chantier avec des chenilles seront privilégiés pour éviter de créer des ornières sur les terrains agricoles. Leur poids est réparti sur une plus grande surface et l’impact sur sol plus homogène abime moins la surface du sol.
La loi exige que les installations soutiennent de manière durable la préservation et le développement de la production agricole.
Tout au long de l'exploitation, des suivis agronomiques sur le respect des conditions que doit remplir une installation agrivoltaïque.(Amélioration de la qualité des sols, préservation des rendements agricoles, limitation du stress hydrique, protection contre les aléas).

Les panneaux offrent plus qu’une énergie propre : de l’ombre, du confort et un avenir durable pour les éleveurs.
Depuis 2016, TSE développe une énergie décarbonée, compétitive, locale et durable, au service des territoires, de l’agriculture et du climat.
Mathieu Debonnet et Pierre-Yves Lambert fondent TSE pour repondre à un constat : la France dépend à plus de 60% d'énergies fossiles importées.
TSE est 100 % français (BPI, Eurazeo, Crédit Agricole) et maîtrise toute la chaîne de valeur : du foncier au démantèlement des centrales, en passant par la construction et l'exploitation
TSE investit dans l’avenir du photovoltaïque agricole avec des technologies comme la canopée agricole ou la centrale sur trackers conçues avec des agriculteurs.
TSE agit au plus proche des territoires, avec des solutions coconstruites par et pour les acteurs locaux.
TSE fait partie des 120 entreprises de la French Tech et développe un modèle industriel décentralisé, orienté pour la performance environnementale, et la vie locale quotidienne des agriculteurs

Groupe coopératif majeur en Bourgogne Franche-Comté, membre de l’Alliance BFC, Dijon Céréales incarne avec ses 3800 agriculteurs adhérents un véritable trait d’union entre la production agricole locale et les marchés,à l’écoute des attentes des consommateurs et de la société.
Chaque jour, les agriculteurs coopérateurs de Dijon Céréales contribuent avec leur coopérative à développer une agriculture durable, innovante et compétitive, en lien avec son territoire et les attentes de la société.
En 2024, Dijon Céréales a présenté sa feuille de route « Cap sur 2050 », illustrant son ambition de bâtir une agriculture innovante et responsable.
Nous sommes convaincus que l’avenir ne s’attend pas : il se construit !
Construire ensemble pour surmonter les défis
Des projets comme Sécalia, l’unité de méthanisation née de l’engagement de 150 exploitations agricoles, illustrent cette volonté. Avec sa production de biogaz, Sécalia répond aux enjeux énergétiques tout en valorisant les ressources locales.
De même, la démarche collective « Nous Autrement » valorise plus de 3 000 produits régionaux, renforçant le lien entre les agriculteurs et les consommateurs, et illustrant notre capacité à fédérer une communauté et ainsi transformer les attentes
En avril 2024, un accord a été signé avec TSE pour déployer 700 MW de projets agrivoltaïques sur sept ans en Bourgogne-Franche-Comté.
Ce partenariat prévoit la réalisation d’environ 30 installations.
Les coopératives de l’Alliance BFC et d’autres partenaires locaux détiendront une part du capital de ces projets.
Dijon Céréales investit dans des filières émergentes et prometteuses, comme l’agroénergie, l’agrivoltaïsme ou les cultures adaptées aux nouvelles contraintes climatiques (fruits à coque, plantes aromatiques, arbres fruitiers).
Ces initiatives, menées en partenariat avec des acteurs clés du territoire, offrent de nouvelles perspectives économiques à nos adhérents tout en contribuant à la transition énergétique et écologique.
Grâce au pôle Data /R&D mutualisé au sein d’Alliance BFC, Dijon Céréales développe des outils basés sur l’intelligence artificielle pour optimiser les pratiques agricoles.
Ces technologies permettent de prédire les risques, d’améliorer l’empreinte carbone des exploitations et de modéliser les impacts climatiques.
Elles renforcent ainsi la capacité de nos agriculteurs à anticiper et à s’adapter.



Découvrez les réponses à vos questions sur notre initiative énergétique locale.
L’agrivoltaïsme consiste à combiner sur une même parcelle une activité agricole et la production d’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques. Les panneaux sont installés de manière à maintenir, protéger ou améliorer la production agricole.
Plus précisément, l'agrivoltaïsme caractérise l’installation de panneaux photovoltaïques sur des terrains agricoles où l’activité agricole reste l’activité principale et où la production d'électricité est secondaire et complémentaire à l'activité agricole.
Plusieurs conditions doivent être réunies pour garantir que la production agricole reste l’activité principale :
Ainsi, l’agrivoltaïsme a une vocation double : contribuer à la transition énergétique sans détourner les terres agricoles de leur vocation nourricière, mais aussi contribuer à améliorer la résilience des systèmes agricoles par l’intégration systématique des besoins agricoles dans la conception et le pilotage des installations agrivoltaïques.
Le projet est porté par une société dédiée, appelée société de projet (SPV), spécialement créée pour construire et exploiter la centrale. Le financement repose majoritairement sur des emprunts bancaires complétés par des fonds propres d’investisseurs. Pour les solutions agrivoltaïques proposées par TSE, l’agriculteur n’a aucun investissement à réaliser : la construction et la maintenance sont entièrement prises en charge.
Les revenus proviennent de la vente de l’électricité produite, généralement via des contrats sécurisés sur le long terme (PPA avec entreprise ou appel d'offre de la Commission de régulation de l'Energie), garantissant une bonne stabilité économique du projet. Ces revenus couvrent à posteriori les charges inhérantes à la réalisation des projets et créent ainsi de la valeur durant le fonctionnement des installations.
Grâce aux investissement des sociétés de projet, cette création de valeur bénéficie à toutes les parties prenantes :
L’électricité produite est injectée directement dans le réseau public et bénéficie aux foyers et aux entreprises françaises.
Nous mobilisons une équipe de paysagistes dédiée au sujet de l’impact paysager. La prise en compte du paysage est essentielle pour assurer le succès d’un projet, en particulier dans des territoires où la richesse paysagère et patrimoniale constitue à la fois un facteur de qualité de vie et un pilier de l’économie touristique. Ces experts conçoivent des mesures d’intégration adaptées à chaque site.
Les haies et plantations sont conçues pour prolonger la trame végétale existante et s’appuient sur des essences locales adaptées au sol et au climat. Leur implantation est prévue à environ deux mètres des clôtures pour garantir un bon entretien et assurer leur pérennité, tout en préservant les continuités paysagères et écologiques.
L’intégration visuelle doit être anticipée dès les premières phases de développement grâce à des outils numériques de simulation et de « micro-positionnement », qui permettent de réduire significativement l’impact visuel. Ce travail s’accompagne d’une concertation approfondie avec les acteurs locaux, notamment les élus, les partenaires institutionnels et les riverains.
L’objectif est de concevoir à travers le projet photovoltaïque un paysage renouvelé et harmonieux, adapté au « grand paysage » et au site d’accueil.
Il n’existe pas de solution universelle ; chaque projet repose sur une analyse détaillée et contextualisée des lieux.
Dans le cadre du développement des projets, des échanges sont organisés avec les SDIS des départements concernés pour intégrer la prise en compte du risque incendie dans le cadre du projet. Des caméras sont présentes sur la centrale et peuvent permettre de détecter un départ de feu.
Nos centrales sont toutes conformes aux normes électriques et anti-foudre en vigueurs. Toutes les structures métalliques et les cadres des panneaux sont interconnectés par une tresse en cuivre à la terre.
En cas de foudre, celle-ci prendra le chemin le plus court et sera guidée profondément dans le sol, limitant ainsi la tension à la surface du sol, ce qui est habituellement dangereux pour les animaux. Le risque d’électrocution des animaux en cas de foudre semble diminué.
Nos installations ont une résistance au vent de plus de 100 à 130 km/h en fonction des sites.
Le bilan carbone des panneaux : Dans le cadre des appels d’offre de la CRE, l’empreinte carbone des panneaux doit être strictement inférieure à 550 eq CO2/kWc. Si ce plafond n’est pas respecté, le projet n’est pas éligible à l’appel d’offre.
Ainsi, on se rend compte facilement que le photovoltaïque est très bien placé en termes d’émissions de GES vis à vis des autres technologies.
A titre d’illustration, le bilan carbone de la Canopée de Brouchy a été réalisé par une société indépendante et en respectant la méthodologie de l’ADEME. Elle a compensé ses émissions de CO2 nécessaires à sa construction au bout de 2,06 ans.


